Pour quoi le négatif est plus fort que le positif

Pour quoi le négatif est plus fort que le positif :

D’où nous vient cette fascination pour les catastrophes et autres mauvaises nouvelles ? Serions-nous tous des voyeurs morbides ? Cette curiosité malsaine est indissociable de la nature humaine. Une mauvaise nouvelle l’emporte souvent sur dix bonnes arrivées la même journée. Pourquoi ne parle-t-on jamais des trains qui arrivent à l’heure ? À cause d’un biais cognitif, le biais de négativité, qui fausse nos appréciations. Quand on arrive à s’en défaire, la vie devient beaucoup plus agréable.

C’est un phénomène courant.

Bien souvent, les mauvaises nouvelles ont beaucoup plus d’impact sur nous que les bonnes nouvelles. Et même les critiques peuvent nous affecter bien plus que les compliments. Dans le livre Le cerveau de Bouddha, le neuroscientifique Rick Hanson propose une explication, qui a été approuvée par de nombreux autres chercheurs, sur l’origine du caractère évolutif de ce biais de négativité.

Selon Hanson, ce biais de négativité est une conséquence de l’évolution par laquelle nos ancêtres ont appris à prendre des décisions intelligentes dans des situations à haut risque. Ce sont ce genre de décisions qui leur ont permis de survivre assez longtemps pour garantir la relève. C’était une question de vie ou de mort. Ainsi, les personnes qui vivaient en harmonie avec les événements potentiellement dangereux avaient plus de chances de survivre. Avec le temps, la structure du cerveau s’est adaptée très lentement pour accorder plus d’attention aux informations négatives qu’aux informations positives.

Différentes recherchent semblent convenir que ce biais de négativité se développe dans la petite enfance. Au cours de la première année, l’attention des bébés passe des expressions faciales positives aux stimuli négatifs.

Le négatif un phénomène de notre société très répandu

Il suffit de regarder autour de nous, tout est basé sur le négatif. Les médias sont régulièrement accusés d’abreuver les masses de nouvelles dramatiques. Mais si nous n’étions pas des consommateurs avides des informations qui font peur, ils cesseraient de les diffuser, au lieu de pratiquer cette surenchère permanente. D’où nous vient cette fascination pour les catastrophes et autres mauvaises nouvelles ? Serions-nous tous des voyeurs morbides ? Cette curiosité malsaine, est pourtant indissociable de la nature humaine.

Michel Serres, qui n’hésitait pas à parler « d’audimat de la mort » en observant que les nouvelles catastrophiques dominaient dans les vingt premières minutes des journaux radio et télé. Si les chaînes d’information continue sont connues pour diffuser en boucle les nouvelles les plus angoissantes, la presse écrite n’y échappe pas. Même chose sur les réseaux sociaux, qui relaient dans le monde entier et en un temps record les faits divers les plus sordides.

Luc Ferry, quant à lui, parle d’un « audimat de l’indignation » (le Figaro 30 janvier 2013) : « Les démocraties  favorisent quatre sentiments puissants qui irradient dans tout le peuple : la colère, la jalousie, la peur, et finalement l’indignation. Parce que ces passions sont les plus faciles et les plus universelles, parce qu’elles animent la « France d’en bas » comme celle « d’en haut », elles sont le premier et principal carburant de l’audimat ». Tout cela pour le profit, pour l’argent. La peur et la négatif fait gagner de l’argent !

Le malheur fait vendre

Les médias l’ont bien compris : pour vendre et faire de l’audimat, il faut toucher là où ça fait mal ! En jouant sur la corde sensible, on accroche et on captive. Cette corde, ce sont toutes les émotions négatives ancestrales qui façonnent l’instinct de survie humain : si je suis au courant, je peux me protéger si cela m’arrive. Ainsi, on lit cette information qui joue sur notre sentiment de peur qui réveille bien des réflexes tels que la fuite, l’abandon, la révolte, le désespoir.

La course au buzz et au sensationnalisme a encore de beaux jours devant elle.. Le « croustillant », le sordide et le macabre restent appétissants pour le plus grand nombre d’entre nous.

Information négative absorbé par notre cerveau en permanence

Selon plusieurs études : Le négatif cinq fois mieux absorbé que le positif

Le cerveau est ainsi fait qu’il enregistre plus facilement les informations négatives que positives. Des études américaines ont démontré que pour compenser une image négative il en fallait cinq positives. De ce fait, les effets psychologiques engendrés par les bonnes et les mauvaises nouvelles sont asymétriques, les secondes suscitant davantage de réactions que les premières.

En d’autres termes, nous avons une tendance naturelle à attribuer une plus grande valeur aux événements dramatiques de l’existence. Ceci n’est pas sans conséquence sur notre niveau de bien-être général.

Problème : le flux de mauvaises nouvelles via les médias est bien plus important que celui des nouvelles réjouissantes. Quantitativement, il nous faudrait cinq fois plus de nouvelles positives pour éradiquer une seule nouvelle négative.

Un cerveau programmé pour la survie plus que pour le bonheur. Paradoxalement, et contrairement aux idées reçues, les nombreuses expériences réalisées par des laboratoires de psychosociologie à travers le monde tendent à démontrer que c’est le public qui « programme » les médias et les poussent à diffuser des mauvaises nouvelles et non l’inverse. D’après les scientifiques qui ont réalisé ces études, notre cerveau, programmé pour la survie (plus que pour le bonheur) contiendrait un « biais négatif » (negative brain bias) destiné à renforcer le système de mémorisation par le stress et l’émotion que nous ressentons en réaction aux mauvaises nouvelles, et la production d’hormones (adrénaline, cortisol, épinéphrine…) qui en découle. Voir mon article sur les effets du stress sur la santé ici.

Comme le confirment les travaux de Roy Baumeister et de Rick Hanson et la synthèse faite par Ray Williams dans « Psychology Today » (Is the media negative ? Why we love bad news more than good news ?):

« Nous cherchons constamment des informations négatives pour sur-réagir, et puis nous stockons ces réactions dans la structure du cerveau. Par exemple, on apprend plus vite de la douleur que du plaisir, et les interactions négatives ont plus d’impact. Notre cerveau fonctionne comme du velcro avec le mal, et du téflon avec le bien ».

Dans les études menées par le psychologue John Cacioppo sur le traitement neuronal du biais de négativité, il a été prouvé que la réponse du cerveau aux stimuli sensoriels, cognitifs et moteurs négatifs provoque une activation beaucoup plus importante que les événements positifs. Surtout dans le cortex cérébral.

En conséquence de ce qui précède, aujourd’hui, ce biais de négativité nous incite et nous influence à nous concentrer sur le négatif qui nous entoure. Et ce même lorsque nous prenons une décision.

Cela semble aussi influencer grandement la motivation avec laquelle une tâche est accomplie. Il est curieux que nous soyons beaucoup plus motivés par une tâche qui consiste à éviter une expérience négative que motivés par une tâche lorsque le prix est une incitation positive.

Pour sa part, l’approche évolutive suggère qu’il s’agit simplement d’une tendance que nous avons pour éviter les dommages produits par les situations négatives. Et que c’est uniquement un moyen par lequel notre cerveau essaie de nous maintenir en sécurité et protégés.
Quels sont les effets du biais de négativité sur notre vie ?

Il semble que ce biais de négativité nous ait aidés à survivre en tant qu’espèce. Pourtant, en réalité, dans notre vie quotidienne, il produit des effets tout à fait indésirables. Nous nous devons de les connaître.

En plus d’affecter notre prise de décision et les risques que nous sommes prêts à prendre, ce biais semble également avoir un impact important sur la façon dont nous percevons les autres. Dans nos relations avec nos proches, cela peut nous amener à penser et à nous attendre au pire de la part des autres.

Le biais de négativité a des conséquences aussi disparates que celles qui nous rendent plus susceptibles de donner de la crédibilité aux nouvelles négatives qu’aux nouvelles positives. Ce type de nouvelles non seulement attire beaucoup plus notre attention sur elles. Mais nous leur donnons une plus grande validité, même si elles peuvent être fausses.

Cela affecte également nos valeurs et nos idéologies et semble être fortement lié à la tendance à s’accrocher à la tradition et à la sécurité face à des stimuli ambigus et à des changements qui peuvent être considérés comme menaçants.

Comme nous pouvons le constater, il est préférable pour nous de réfléchir à ce qu’est notre tendance dans la plupart des situations. Il nous faut aussi tenir compte de l’existence du biais de négativité. Surtout si nous voulons que nos décisions soient aussi appropriées que possible.

Notre éducation renforce le négatif au quotidien chaque jour

Depuis tout jeune, notre éducation et la société renforcent le négatif au quotidien.

Des recherches montrent qu’entre 0 et 17 ans, nous avons eentendu 150 000 fois :

« Non tu ne peux pas »

« Non tu n’as pas le droit »

« Non ne touche pas à ça »

Et seulement 5000 fois…

« Oui tu peux »

« Oui vas-y »

« Oui c’est bien »

Soit 30 fois moins de positif que de négatif ! Journal télévisé de 20H : Ces 30 minutes quotidiennes bloquent-elles votre loi de l’attraction ?

Nous ne sommes pas habitués à être valorisé et soutenu pour mieux nous épanouir. Nous ne baignons pas assez dans une atmosphère sereine et empreinte de positif, de valeurs encourageantes. Par conséquent, il n’est pas étonnant qu’à l’âge adulte, de nombreuses personnes :

– Manquent de confiance en elles et ne réussissent pas ce qu’elles voudraient réussir,

– Se dévalorisent,

– S’auto-sabotent,

– Voir le mal partout (même quand il y en n’a pas)

– Se laissent dominer par leurs peurs

Nous somme programmé d’une façon négative votre système nerveux et vos pensées. Ces raisons ont véritablement « cablé » certains réflexes inadaptés qui se répètent ensuite dans notre vie.

La solution

La bonne nouvelle, c’est que les neuro-scientifiques ont aussi découvert qu’à tout âge et quelque soit votre situation, il est possible de les déprogrammer et de les remplacer par des habitudes plus positives (confiance en vous, bien-être intérieur, sérénité, …) !

La pratique régulière de la méditation, de la cohérence cardiaque, de l’excellente méthode Marchez-Activez ou du Yoga (ou tout autre approche corporelle comme le Qi Gong ou le Tai-Chi) aide beaucoup pour cela. Tu peux également commencer à changer tes habitudes, ta façon de pensée, à modifier ton environnement, ton entourage et tout ce qui va avec. Pratiquer un sport, manger plus sainement, etc

Changer sa manière de s’exprimer et de pensée

Pour avoir un esprit plus axé positif !

Lorsque tu communique l’inconscient ne prend pas en compte la négation

Le cerveau (l’inconscient) ne prend pas en compte la négation. Il enregistre seulement l’action ou le mot le plus important. Donc en gros si tu dis :

Faut pas stresser. Il retiendra seulement le mot « stressé » donc inconsciemment tu vas te mettre à stresser. En fait, il retient le mot le plus important (la mot clé).

C’est ainsi qu’il faut s’exprimer : Je VAIS me DÉTENDRE = L’inconscient prendra en compte que tu vas te détendre. Dans tous les cas, si tu désire être dans un état particulier. Il faut alors s’exprimer de façon à être dans cet état, privilégie les mots positifs et éviter les « non il ne faut pas », et « non je dois pas faire ça », dis plutôt « je dois être comme ça »,  » je vais le faire », ou « je serais ainsi » Tu comprends? Essaye cette façon de faire pour voir pendant une journée, résultat rapide et garanti.

En s’exprimant de cette manière-là, que se soit oralement ou dans la tête, tu programme ton cerveau en positif, ce qui signifie que tu vas être positif dans l’ensemble. Ce qu’il faut dire (plusieurs exemples):

– Je vais gagner de l’argent

– Je veux un travail

– Je veux être heureux

– Je veux être épanoui

– Je veux être détendu

– Je veux être fort et heureux

Ce qu’il faut éviter de dire (plusieurs exemples)

– Je ne veux pas stresser

– Je ne veux pas être pauvre

– Je ne veux pas être malheureux

– Je ne veux pas me retrouver seul

– Il ne faut pas dire ça

– Je ne veux pas avoir peur

Reprogrammer son cerveau grâce à l’hypnose

Cela peut paraitre étrange, mais de nombreuses personnes se demandent comment elles pourraient reprogrammer leur cerveau, un peu à la manière des cyborgs. Cependant, il n’est pas nécessaire de reprogrammer quoi que ce soit chez la plupart des gens, il suffit que leur cerveau soit bien programmé dès la première fois. C’est comme s’il n’y avait jamais eu de programmation, juste des situations et des circonstances qui ont fusionné pour créer des réflexes et des comportements automatiques propres à chacun. Par conséquent, ces personnes ne sont pas responsables, leurs actions et leurs pensées sont automatisées. Ainsi, certaines personnes sont insatisfaites et veulent reprendre le contrôle de leur cerveau, car elles veulent se débarrasser de pensées négatives et récurrentes qui les envahissent. Leur attention est portée sur de mauvaises choses, ce qui leur gâche la vie.

Ce que ces personnes ont du mal à faire, c’est de maitriser un peu plus leur esprit. Afin d’en avoir la maitrise, il faut adopter un cadre de travail et suivre quelques conseils. Premièrement, si tu as des pensées et des sentiments négatifs qui t’envahissent régulièrement, il est assez facile de s’en débarrasser.

Nous possédons deux systèmes de pensée :

– le premier système découle de pensées et d’impulsions automatiques qui sont le fruit de notre expérience. Cela signifie que lorsque nous nous retrouvons face à une situation que nous avons déjà affrontée par le passé, le cerveau ne prend pas le temps de réfléchir et nous impose d’avoir la même réaction que précédemment. Ainsi, si nous avons eu peur dans le passé, notre réaction sera encore la peur face à une même situation. C’est un chemin facile qu’emprunte notre cerveau.

– le deuxième système est un tableau de bord conscient de notre cerveau. Ce deuxième système est utilisé par les personnes plus matures et plus conscientes. Il nous offre la possibilité de contrôler, de générer et de créer nos propres réflexions et nos propres comportements face à toute situation, même celles que l’on a déjà rencontrées par le passé.

Bien entendu, la majeure partie de notre comportement est provoqué par le premier système, qui est inconscient et automatique. En général, nous ne faisons que suivre nos émotions. Toutefois, il est intéressant de savoir que les personnes les plus performantes dans leurs domaines utilisent le deuxième système. Il est donc nécessaire, pour penser positivement, d’apprendre à utiliser le deuxième système. C’est possible grâce au cadre de travail et à l’hypnose ainsi que divers outils similaires pour se reprogrammer.

Pour te faire aider, tu peux consulter un hypnothérapeute. J’ai déjà fais une dizaine de séance, et cela m’a grandement aidé à me déconditionné et reprogrammer mon cerveau.