Le syndrome de Stockhlom

Citation du site http://www.madmoizelle.com :
Le syndrome de Stockholm désigne un « processus d’attachement » réciproque entre ravisseurs et otages. Autrement dit, il est possible que des otages et des ravisseurs développent des sentiments positifs réciproques, qui aideraient les victimes à « traverser » leur captivité.

Pourquoi parle-t-on de « syndrome de Stockholm » ?

Le concept de « syndrome de Stockholm » est apparu il y a une quarantaine d’années, à la suite d’une prise d’otages à Stockholm.

En août 1973, un détenu en permission, Jan-Erik Olsson, braque une banque et retient quatre employé·es en otage. À la fin des 6 jours, les négociations aboutissent à la libération des otages sains et saufs.

Pendant ces jours, le ravisseur raconte que, si au début de la prise d’otages, ses victimes étaient très effrayées, leurs sentiments ont rapidement évolué et la situation est devenue pour lui quasiment « amicale ».

Par la suite, les otages ont refusé de témoigner contre leur agresseur. Ils sont allés le voir en prison et l’une des victimes aurait même entretenu une relation amoureuse avec Jan-Erik Olsson.

Dans Buffalo ’66 de Vincent Gallo, un ex-détenu kidnappe une jeune femme et une relation complexe se développe entre eux.

Le syndrome de Stockholm, comment ça marche ?

La caractéristique principale du syndrome est qu’il apparaît dans une situation de tension extrême entre deux parties.

C’est le point commun entre les otages et leurs ravisseurs. En effet, chacune des parties est en danger de mort, même si leurs chemins sont évidemment très différents.

Lorsque la prise d’otage débute, les victimes subissent un choc psychologique extrêmement puissant. En quelques secondes, leurs vies basculent et deviennent subitement menacées.

D’un coup, leur sécurité est remise en question et leur survie est menacée à court terme, alors même que quelques minutes auparavant, leur vie était tout à fait ordinaire.

Imaginez. Vous sortez de chez vous pour aller poster un truc, passez dans votre banque… Et soudainement, votre vie se transforme, et peut se terminer d’un instant à l’autre.

Cette situation mène à un stress psychologique extrême. Souvent, face à un stress intense, nous pouvons passer par un état de sidération.

Notre cerveau doit alors gérer un trop grand nombre d’informations, nous devenons incapables de réagir, de prendre des décisions…

Après ce premier temps, les otages traversent une « réorganisation » psychologique. Ils doivent alors s’adapter à la nouvelle situation et à toutes ses nouvelles données.

Lors d’une prise d’otages, les victimes perdent tous leurs repères. Non seulement leur vie est menacée à court terme, mais en plus, elles sont complètement dépendantes de leurs ravisseurs.

En fin de compte, elles n’ont plus aucune autonomie. Elles ne peuvent plus gérer leur temps et sont dépendantes de leurs bourreaux pour tous leurs besoins. C’est « grâce » à leur bourreau qu’elles peuvent bouger, manger, aller aux toilettes…

Face à ces nouvelles données, le psychisme des otages doit se réorganiser, s’adapter, et la seule personne qui est en face d’eux, outre les éventuels autres otages, c’est le ravisseur.

Dans certains cas, le sentiment de dépendance peut s’accompagner d’un sentiment de gratitude envers le bourreau.

Finalement, le preneur d’otages devient quelqu’un qui choisit de ne pas vous tuer – qui ne serait pas reconnaissant pour ça ?

Le syndrome de Stockholm, mécanisme de survie psychologique

Pour le docteur Franck Garden-Breche, le syndrome de Stockholm est un mécanisme adaptatif qui permettrait aux otages de survivre et de composer avec leur nouvelle situation.

Certain·es professionnel·les de la santé mentale font un parallèle entre la prise d’otage et la relation parents-enfants.

Pour eux, lorsqu’on est un jeune enfant, on expérimente également une dépendance totale par rapport à nos parents. Les otages vivraient cette même dépendance, et revivre ce lien pourrait les mener à vivre à nouveau un schéma affectif « parents-enfant ».

Dans ce cas, les otages adopteraient les attitudes d’un enfant vis-à-vis de ses parents (ils pourraient ainsi ressentir des sentiments positifs à l’égard de leur bourreau, s’identifier à lui…).

Pour aller plus loin, dans un papier pour Cerveau&Psycho, le médecin Eric Torres souligne que l’otage craint, plus ou moins consciemment, un assaut des forces de l’ordre.

Cet assaut pourrait mettre sa vie en danger, et dans ce cas, le coupable devient son défenseur… Ce qui pourrait expliquer que certains otages finissent par adopter les points de vue de leurs bourreaux.

Ainsi, dans une prise d’otages, les victimes perdent leurs repères, mais ce n’est pas tout. Ils deviennent également une monnaie d’échange entre les ravisseurs et les autorités.

Ils sont déshumanisés, cette situation leur enlève leur identité et, lorsque le ravisseur s’adresse à eux, il leur rend leur humanité…

Somme toute, le syndrome de Stockholm serait marqué par deux mécanismes : tout d’abord, les otages sont victimes d’un choc psychologique extrême qui fout en l’air tous leurs repères et valeurs.

Ensuite, ils reconstruisent une nouvelle manière d’appréhender une situation dans laquelle ils dépendent entièrement de leur agresseur.

Collaborer avec le bourreau et développer des sentiments positifs à son égard, ce serait peut-être la stratégie qui donnerait à l’otage les meilleures chances de survie…

Et dans la vraie vie courant ça donne quoi?

Tu remarqueras que ce syndrome est aussi fréquent dans la vie courante de tous les jours. Tu remarqueras lorsque deux personnes en conflits, pire ennemis, finissent par s’embrouiller et pour certains aller jusqu’à la bagarre. La plupart du temps ils finissent par faire la paix et finissent même par devenir des bons potes, tandis qu’à la base ils étaient les pires ennemis au monde, rappelons-le.

Pareil pour les relations amoureuses,  tu remarqueras également des personnes qui peuvent tomber amoureuse de quelqu’un qui leurs fait du mal et l’explication est pratiquement similaire à celle du syndrome de Stockholm.

Des cas similaires ils y en n’a énormément dans la vie quotidienne..

Citation du site www.femmeactuelle.fr

Toutes les situations de maltraitances (physique ou morale), peuvent suivre ce même mécanisme, en particulier lorsque celles-ci durent ou sont répétées.

La personne maltraitée va finir, malgré elle, à la fois par s’attacher à la personne qui la maltraite et devenir reconnaissante de ne pas lui faire pire que ce qu’elle ne lui fait déjà subir. On développe une sorte d’attachement physique, une habitude de cette violence (qu’elle soit physique ou verbale), une impression que l’on a vécu quelque chose de très fort, un lien nocif qui nous relie à cette personne.

Dans les violences sexuelles d’un adulte sur un enfant, ou au sein même d’un couple, on peut retrouver ce mécanisme. Aussi, le syndrome de Stockholm peut exister dans la famille, quand une personnalité perverse met quelqu’un sous son emprise, par exemple.

L’humiliation ou les comportements dégradants d’un conjoint ont ce même effet : on est reconnaissant qu’il n’aille pas plus loin, qu’il ne fasse pas des choses encore plus dégradantes, on a tendance à minimiser les choses, surtout lorsque cela fait partie intégrante du quotidien. On tente de trouver des excuses à l’autre, on accepte l’inacceptable.

Un syndrome qui existe aussi dans le milieu professionnel

Ce sont bien souvent aussi des situations qui paraissent anodines. Le harcèlement à l’école, un élève que l’on humilie, que l’on rackette, pourra se dire « Je l’ai échappé belle, ils auraient pu me faire pire ». Une certaine admiration pour ces « caïds » aussi peut naître chez l’enfant harcelé.

Dans le milieu professionnel aussi on peut parler de ce syndrome : ça peut être psychologique, un collègue ou un supérieur, qui peut être manipulateur. Chantages, dénigrement, humiliations, voici les armes de ces profils. La première fois qu’une phrase déplacée ou violente sort, la personne qui subit est surprise, mais après ce genre de comportement est « toléré », « accepté » puisqu’il est banalisé, à force d’être répété.

« Je lui dois ça, c’est mon supérieur, si je n’exécute pas, ou je ne m’écrase pas, je mets en péril mon évolution dans l’entreprise ». On finit bien souvent par minimiser la gravité des faits, et l’on peut même, sans en avoir conscience, adopter le point de vue de cette personne qui nous violente. « Tous les patrons sont comme ça, c’est son rôle de se comporter ainsi avec moi ».

Alors qu’elle serait la solution?

Le meilleur moyen de contrer ou d’éviter de tomber dans ce cercle vicieux qui est le syndrome de Stockholm serait déjà dans un premier temps de prendre connaissance de l’existence de ce véritable syndrome et en même temps de prendre conscience que tu en es toi même victime ou sur le point d’en être une.

De ce fait, une fois que tu as bien pris conscience de la situation (chose pas évidente), tu pourras prendre du recul et élaborer des stratégies pour t’en sortir et commencer à te libérer de ce cercle infernal avec stratégies et les actions qui vont avec.

La solution parait simple, car la clé de tout, cest la prise de conscience, et ceci est loin d’être la chose la plus simple, car lorsque nous somme victime de ceci, on es loin d’en avoir nous même conscience d’en être soi même victime et d’accepter la réalité…

En résumé pour s’en sortir :
– Prendre conscience et se rendre compte que nous somme sous l’emprise de quelqu’un
– Accepter les faits et la réalité, que nous somme bien victime d’une emprise et qu’il faut également accepter que cela n’est pas normale
– Une fois la prise de conscience et l’acceptation faite : il faut passer à l’action, commencer par en parler à quelqu’un d’autre afin d’avoir un avis extérieur peut grandement aider. Cette démarche aide à ouvrir les yeux et à changer de comportement et ainsi poser ses limites